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Disgaea

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C’est ma série de RPG préférée.

Je n’aime pas du tout les tactical RPG. Mais ceux-là j’aime bien. Je dis ça mais il y en a d’autres que j’aime, je fais juste mon intéressant et je suis plein de contradictions.

Ça veut dire quoi Disgaea

Makai senki Disgaea au Japon, Disgaea chez nous prononcé “disgaia”. Je sais pas ce que ça veut dire, mais je sais ce que ça raconte.

L’histoire de Disgaea se passe dans le Netherworld. C’est le monde des démons, gouverné par un Overlord.

Suite à l’annonce de la mort de l’overlord, le roi Krichevskoy, étouffé avec un manju démoniaque, les démons les plus puissants du Netherworld profitent de cette occasion pour s’emparer du trône. Mais le personnage principal, le prince Laharl, le fils de Krichevskoy, compte succéder à son père, en ne comptant pas sur l’aide de sa vassale Etna.

disgaea-laharl.png Grossièrement, ça raconte la montée au pouvoir de Laharl qui défait ses opposants opportunistes les uns après les autres, agrémenté d’histoires comiques. Au fil des chapitres, on nous décrit les particularités amusantes et surprenantes du Netherworld qui diffère du monde des humains avec ses propres règles et morales à travers les rencontres et les conflits. Les notions de bien et de mal sont inversées, les démons les plus cruels sont respectés et faire de bonnes actions est une honte, ce qui amène à un tas de dialogues rigolos avec un tas de personnages loufoques, qu’ils soient secondaires ou anecdotiques.

Laharl et Etna sont des démons agissant comme des démons, l’ange Flonne les accompagnera et s’opposera sans cesse à leur logique à base de discours sur l’amour et la bonté, amenant à l’évolution des personnages.

Une série riche

C’est grossièrement le synopsis du premier opus, il y en a 7 autres, qui racontent l’histoire d’autres démons dans d’autres Netherworlds. Les protagonistes de certains jeux s’invitent parfois dans les autres jeux en tant que personnages principaux, secondaires, secrets ou caméo… ou DLC.

À l’époque, j’avais commencé par Disgaea 2, avec Adell, un humain cherchant à guérir sa famille changée en démons. Durant sa quête, il rencontre Etna que j’ai beaucoup appréciée, c’est ce qui m’a donné envie de faire le premier épisode.

Dans Disgaea 3, on incarne Mao, l’étudiant modèle de l’Académie du mal qui veut se venger de son père qui a marché sur sa console de jeu.

Dans Disgaea 4, le personnage principal est Valvatorez, l’instructeur des enfers dont le travail est de former les Prinny, qui sont des âmes de criminels humains changés en ce qui ressemble à des manchots et servant d’esclaves. Le gouvernemort s’en prend aux prinny, alors il veut les corriger.

La série présente toujours des contextes un peu absurdes et originaux élargissant davantage l’univers à chaque opus.

Un jeu stratégique mais surtout en dehors des combats.

Le jeu est introduit comme un tactical RPG tout ce qu’il y a de plus basique même s’il a ses particularités sur la gestion des déplacements et des actions. Les personnages ont un niveau, des HP, des MP, des compétences, il faut les déployer sur un champ de bataille en damier et éliminer le groupe adverse pour terminer chaque niveau. Parfois les niveaux sont complexifiés par la présence de géosymbols, géoblocs, géopanels qui donnent des bonus ou des malus aux personnages transformant la bataille en puzzle ou en énigme. Chaque jeu déborde de fonctionnalités permettant d’améliorer ses personnages, ses équipements, en passant par l’augmentation du gain d’EXP, de la puissance des ennemis, l’héritage d’attaques spéciales, la remise à zéro des niveaux, le partage d’expérience… à un point qu’on se perd. Et chaque jeu a aussi son lot de particularités.

En réalité, si le jeu propose tant de possibilités, c’est pour permettre au joueur de le briser, d’abuser de ses fonctionnalités pour rendre ses personnages surpuissants. Le vrai but du jeu n’est pas de jouer stratégiquement, même si on peut. On s’amuse vraiment quand on trouve comment monter 9998 niveaux de toute l’équipe en un stage, quand on améliore un personnage qui peut traverser toute la carte en 1 tour ou quand on rase le camp ennemi en une attaque spéciale.

Des personnages hauts en couleur

Chaque jeu présente un groupe de personnages très diversifiés, parfois en symbiose, mais très souvent en opposition totale pour des dialogues et des gags assez évidents mais divertissants. J’adore le character design. Mes personnages préférés sont Kurtis, Desco et Salvatore. En tout cas, quand c’est les premiers qui me viennent à l’esprit.